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Notre programme

Nous sommes un collectif du Bade-Wurtemberg et de la Bavière impliqué dans la vie associative, la politique locale et européenne, et engagé pour la transition écologique et sociale. Depuis 2021, vos conseiller·ères écologistes Audrey Leclerc et Frédéric Zucco défendent ces valeurs de démocratie, de justice sociale et d’écologie au sein du Conseil consulaire d’Allemagne du Sud et luttent pour un service consulaire de qualité qui donne la possibilité aux Français·es de notre région d’exercer pleinement leur citoyenneté. Pour cela il·elle et le collectif sont à la rencontre des citoyen·nes, des associations, et des représentations françaises. Leurs voix ont permis l’élection de deux sénatrices écologistes des Français·es de l’étranger : Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier. Depuis leur élection, c’est en complète synergie que nous enrichissons leur travail parlementaire de la constitutionnalisation de l’IVG à la défense des océans, des trains de nuit et du réseau de l’enseignement français à l’étranger.  

Nous nous engageons à poursuivre ce travail du local au global, à faire passer l’humain avant le profit, à lutter contre les dérives autoritaires et discriminatoires. Nous défendrons les propositions suivantes :

Écologie citoyenne

  • Soutenir les initiatives économiques, associatives et citoyennes pour sensibiliser le grand public aux grands enjeux écologiques notamment en zone transfrontalière
  • Diffuser l’information sur les initiatives écologiques allemandes (Klimastreik, NABU, BUND, fêtes de quartier écologiques…) et européennes (EuroVelo).
  • Aider les acteurs engagés dans la protection de l’environnement, la lutte contre le dérèglement climatique et la préservation de la biodiversité notamment via le soutien aux projets STAFE (Soutien au Tissu Associatif des Français à l’Étranger), soumis au Conseil consulaire. 
  • Inciter à poursuivre la rénovation énergétique de l’immobilier de l’État à l’étranger et notamment la mise en place du plan Ambassade Verte à l’ambassade de France à Berlin et dans les postes consulaires d’Allemagne.  
  • Promouvoir le réseau ferroviaire Allemagne-France et l’utilisation des trains de nuit.

Soutien aux associations et à la culture

  • Instaurer des financements pluriannuels et soutenir les projets récurrents afin d’assurer une continuité et une stabilité aux initiatives des associations 
  • Simplifier les procédures administratives pour les demandes de subventions, en particulier refondre et renforcer le dispositif STAFE (Soutien au Tissu Associatif des Français de l’Étranger), et valoriser le bénévolat
  • Mettre en place une aide à la création d’association et un réseautage local et régional des associations
  • Demander l’augmentation du budget des instituts français de 30% dans les six prochaines années et soutenir la préservation du patrimoine culturel à l’étranger, tout en limitant le recours à des mécènes privés.

Services publics et démocratie

  • Exiger un investissement dans le service public avec la création de plus de 100 postes dans l’administration consulaire au niveau mondial, la revalorisation du statut des agentes et agents consulaires, notamment celles et ceux en droit local et des tournées consulaires
  • Réclamer le droit de vote à partir de 16 ans pour les élections consulaires
  • Rediriger les compatriotes précaires en situation de vulnérabilité (séparations, violences conjugales ou intrafamiliales) vers les bons contacts et les services d’aide (allemands comme français)
  • Créer un droit d’interpellation avec l’inscription d’un débat en conseil consulaire en cas de pétition réunissant 1 % du corps électoral incluant les jeunes de plus de 16 ans
  • Soutenir localement les initiatives contre les dérives autoritaires et discriminatoires

Enseignement français à l’étranger et FLAM

  • Investir à la hauteur des exigences d’excellence du système scolaire français et lutter contre le désengagement de l’État dans le réseau d’enseignement de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (coupes budgétaires indécentes, privatisations contre-productives).
  • Demander une garantie d’État pour soutenir les projets immobiliers et l’adaptation des bâtiments aux élèves en situation de handicap et aux enjeux climatiques afin de créer un climat d’enseignement plus serein.
  • Mettre en place un véritable tiers payant pour les AESH, Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap, adossé à un fonds de préfinancement, afin qu’aucune famille n’ait à avancer les frais et n’ait à subir les retards de remboursement. 
  • Soutenir le développement des structures FLAM régionales et locales et FLAM Monde (associations à but non lucratif proposant des activités extrascolaires en français pour les enfants francophones, Français Langue Maternelle), afin de pouvoir proposer un choix multiculturel francophone et demander des financements publics pluriannuels et flexibles afin de soutenir notamment les frais de fonctionnement des écoles FLAM.

Protection sociale

  • Reconnaître pleinement le rôle des associations des Français·es de l’étranger dans le soutien aux communautés expatriées, et en particulier leur permettre de bénéficier plus facilement du statut d’OLES (Organismes Locaux d’Entraide et de Solidarité).
  • Demander la suppression du délai de carence avant la prise en charge des soins lors du retour durable en France. Aujourd’hui, un·e Français·e revenant de l’étranger doit justifier de plusieurs mois de résidence pour être affilié·e à la Sécurité sociale, se trouvant ainsi sans couverture maladie pendant une période critique.
  • Se battre pour l’égalité des droits à la retraite pour les années cotisées en France : Nous continuerons à demander la création effective d’un groupe de travail parlementaire dédié aux retraites des Français·es de l’étranger, une évaluation officielle des inégalités existantes et une meilleure représentation dans toutes les instances concernées.

Égalité des droits et lutte contre les violences

  • Placer l’intérêt supérieur de l’enfant et de la jeunesse au cœur des décisions : lutter contre les violences intrafamiliales, mieux vivre le handicap, faire face aux difficultés scolaires et/ou psychologiques. 
  • Mettre à disposition aux Françaises de l’étranger les informations concernant la séparation à l’étranger, l’enlèvement d’enfants, les droits à la contraception régulière ou d’urgence et à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en Allemagne, y compris les aides communales allemandes pour la prise en charge de la contraception pour les femmes à faibles revenus, les adresses des centres de planning familial et des gynécologues francophones pratiquant l’IVG.
  • Créer une maison départementale des personnes handicapées dédiée aux Français·es de l’étranger afin de simplifier les démarches, améliorer l’accompagnement par des professionnels formés et aux faits des spécificités de la vie à l’étranger et garantir une prise en charge équitable.
  • Garantir la protection des personnes LGBTQIA+ (Lesbienne, Gay, Bisexuel, Trans, Queer, Intersex, Asexuel et « + » inclut d’autres identités et orientations sexuelles) françaises établies à l’étranger et refuser toute discrimination liée au mode de conception ou au pays de naissance et garantir une égalité de traitement pour toutes les familles françaises à l’étranger.
  • Proposer un fonds d’urgence pour les Françaises de moins de 26 ans non couvertes par l’assurance maladie allemande, afin de prendre en charge le coût des contraceptifs sur justificatif de ressources et ordonnance. En offrir l’accès aux Françaises de moins de 26 ans couvertes par l’assurance maladie allemande souhaitant financer des contraceptifs non hormonaux et d’urgence non pris en charge par le système allemand.

Emploi et développement économique durable

  • Soutenir la transition écologique des entreprises françaises établies à l’étranger, en priorisant les aides publiques, les dispositifs d’accompagnement et les partenariats en faveur des structures respectant des critères exigeants de responsabilité sociale et environnementale.
  • Rendre cohérente avec ses engagements climatiques et sociaux l’action économique de la France à l’international qu’il s’agisse des postes diplomatiques et consulaires comme des outils nationaux français (Business France, Bpifrance…).  Le secteur de la petite enfance sera en ce sens particulièrement suivi en Allemagne du Sud.
  • Soutenir les projets pour l’insertion professionnelle des femmes sur le marché du travail allemand.
  • Soutenir le développement de l’offre de volontariat international en entreprise (VIE) en sortie d’apprentissage, de certificat d’aptitude professionnelle, de brevet d’études professionnelles et formations professionnalisantes. Il faut ouvrir l’accès des VIE aux entreprises françaises à l’étranger définies comme françaises par leur chef d’entreprise et le recours à des technologies ou un artisanat français. Nous défendrons l’amélioration du statut et de la couverture sociale des VIE-VIA (volontariat international en administration).