Aller au contenu

Le collectif
Engagement écologiste et citoyen en Allemagne du Sud

Nous sommes militant·es des mondes politique et associatif de la Bavière et du Bade-Wurtemberg, pour qui les urgences écologiques, sociales et démocratiques sont des priorités. Écologistes engagé•e•s dans des associations (BUND, SoLawi, Fresque du Climat…), chez Les Écologistes –  EELV ou Bündnis 90/Die Grünen, en mettant en question notre manière de vivre au quotidien, nous rassemblons toutes les classes d’âges, des jeunes, des moins jeunes, des femmes et des hommes des quatre coins de la Bavière et du Bade-Wurtemberg. Nous travaillons de manière participative et collaborative.

Notre collectif, fondé fin 2020, souhaite se faire entendre sur les enjeux écologistes et promouvoir l’engagement citoyen en Allemagne du Sud. Nous prenons position pour le réseau culturel, l’enseignement du français et le tissu associatif des Français⸱es en Bavière et en Bade-Wurtemberg. Nous mettons en place des actions concrètes de terrain en impulsant des synergies associatives.

Présenter une liste pour les élections consulaires 2021 était un de nos premiers grands projets et nous avons poursuivi notre action en faveur de la transformation écologiste et sociale en Allemagne du Sud au travers de plusieurs projets ces dernières années. C’est avec cette même volonté de transformation que nous présentons une liste aux élections consulaires de mai 2026. Retrouvez toutes les informations dans la partie du site internet dédiée aux consulaires

Intéressé·e ? Rejoignez-nous ! 

Audrey Leclerc

Baden-Baden, Bade-Wurtemberg

En savoir plus sur Audrey Leclerc

Cela fait maintenant près de 12 ans que je vis en Allemagne, d’abord à Francfort-sur-le-Main, puis à Sigmaringen, et aujourd’hui à Baden-Baden. Expatriée pour vivre avec mon conjoint allemand, je suis maman d’une petite fille franco-allemande de bientôt 7 ans. Mon parcours professionnel m’a menée de la recherche macro-économique à Francfort à la coordination de projets européens d’abord sur la bioéconomie à Sigmaringen, puis pour le transfert de technologie et de connaissances pour un réseau d’universités du Rhin Supérieur.
Originaire de la banlieue parisienne, je me suis engagée dès 22 ans pour les écologistes, alors que j’étais étudiante en droit à la fin de mon cursus franco-allemand à Mayence. L’écologie, pour moi, est indissociable de sa dimension sociale : c’est une conviction née à Champigny-sur-Marne où j’ai grandi et renforcée par mon expérience en Allemagne.

Je suis membre du collectif Engagement écologiste et citoyen en Allemagne du Sud (ECAS) depuis ses débuts fin 2020. J’ai également été membre du réseau international de chorales féministes SHE Choir lors de mon séjour à Francfort. Aujourd’hui, j’ai particulièrement à cœur de soutenir le réseau des associations FLAM, qui œuvrent pour la transmission de la langue et de la culture françaises à l’étranger.

Élue conseillère des Français·es de l’étranger en mai 2021 pour la circonscription d’Allemagne du Sud (Bade-Wurtemberg et Bavière), j’ai également siégé à l’Assemblée des Français·es de l’étranger. Membre du groupe Écologie & Solidarité, je me suis engagée pour des services consulaires à la hauteur des besoins. En zone transfrontalière, l’activité consulaire se reporte trop souvent sur les mairies françaises.

Pour moi, la question démocratique est une priorité : les taux de participation aux élections, y compris consulaires, sont bas. Avoir des élu·es de terrain, à l’écoute et proches des préoccupations des Français·es notamment celles et ceux éloigné·es des grands centres urbains, c’est commencer à répondre à la crise de la citoyenneté. C’est pourquoi, avec l’ECAS, nous allons à la rencontre des citoyen·nes, associations et institutions engagées pour la communauté française dans toute l’Allemagne du Sud.

Maman, je connais les défis liés à la scolarité et à l’éducation bilingue pour les enfants franco-allemands. L’intégration sur le marché du travail allemand des expatriées françaises est un sujet important. Sur le terrain, je constate une forte demande de renforcement de la capacité d’agir des Françaises d’Allemagne, et je m’engage à continuer à accompagner cette dynamique.

Enfin, je défends des valeurs écologistes authentiques, à l’heure du Grünewashing et des replis identitaires. Certaines listes se réclament de l’écologie tout en restant productivistes, ce qui est un non-sens face à la limitation de nos ressources naturelles. Membre d’EELV depuis 2009 et de Bündnis 90/Die Grünen depuis 2021, je suis aussi membre de l’association Français du Monde.

Frédéric Zucco

Augsburg, Bavière

En savoir plus sur Frédéric Zucco

Je suis arrivé en Allemagne en 1987 pour rejoindre celle qui allait devenir ma femme. Mes 3 enfants -adultes maintenant- ont, comme moi, la double nationalité. Dès mon arrivée en Allemagne, je me suis engagé auprès des demandeurs d’asile, dans la vie syndicale ,sociale, politique, multiculturelle et bien sûr francophone. Ce sont toujours les mêmes raisons qui me motivent aujourd’hui en tant que candidat pour les élections consulaires : l’écologie, la solidarité, la justice sociale et la culture

Après quelques années d’aide intensive aux réfugié.e.s, principalement francophones, je me suis tourné vers la vie associative francophone et fut en 1993 l’un des fondateurs de l’Association des Familles Francophones d’Augsbourg, dont je suis actuellement le président. Notre but est de fournir à nos enfants -souvent bilingues- un environnement culturel francophone, d’organiser des activités pour nos membres (fêtes familiales, rencontres , weekends,…), mais aussi de promouvoir la culture française dans notre région, de renforcer les liens sociaux et culturels franco-allemands. Nos lectures d’auteurs francophones, nos expositions d’artistes franco-allemands, nos concerts renforcent à nos yeux l’intérêt pour notre culture de nos concitoyen.ne.s francophiles mais aussi dans notre propre sein. Dans notre ville à forte diversité culturelle, nous désirons être un modèle de l’intégration , qui va de pair avec la possibilité de vivre et d’animer sa propre culture. 

En tant que vice-président du Conseil d’Étrangers de la ville d’Augsbourg, je suis en contact et en dialogue permanent avec les autorités locales et avec les différentes associations représentant la diversité de notre ville. Ma fonction de « Schöffe » (assesseur non professionnel) auprès du Tribunal d’Instance pour mineurs m’a beaucoup appris sur le fonctionnement des institutions, les diverses situations sociales et me permet d’apporter un point de vue différent dans les délibérations. 

Je suis informaticien de formation, et en tant qu’ingénieur-système, j’ai travaillé plusieurs années dans les banques françaises et ensuite dans l’industrie et les services en Allemagne. Je suis depuis 3 ans dans la phase « passive » de mon « Altersteilzeit ». 

En tant qu’activiste écologiste depuis 30 ans, je trouve importante la prise de conscience actuelle, mais elle intervient très tard. Et elle est d’autant moins crédible de la part d’autres listes en présence, que leurs représentants ont freiné voire empêché la nécessaire transformation écologique de la société, qui, seule, permettra d’une façon durable le développement économique et l’amélioration du bien-être de tous. Et celle-ci commence aussi près de chez nous, dans tous les domaines de notre vie locale et sociale. 

De même, l’enseignement pour nous les expatrié.e.s et nos enfants, est un investissement pour le futur. Non seulement les écoles françaises, mais aussi les coopérations avec les ministères régionaux de l’enseignement, le développement du FLAM (Français Langue Maternelle), les programmes d’enseignement à distance (comme le CNED) doivent être développés en concertation avec les conseillers consulaires, les associations d’expatrié.e.s et surtout accesibles à toutes les bourses. 

Le développement et le soutien de la culture française et francophone, que ce soit par les institutions officielles comme les Instituts Français ou les actions associatives, doivent être soutenus structurellement et financièrement et non pas continuer à être victimes de coupes budgétaires. 

La fiscalité et le soutien des personnes en situation sociale ou juridique difficile sont aussi des thèmes importants pour nous, vos futurs conseillers consulaires. La concertation nécessaire avec les autorités françaises, notamment au sein du conseil consulaire, sera pour nous l’occasion d’être les porte-parole des associations et des expatrié.e.s. 

Les membres de l’Assemblée des Français.es de l’Étranger, élus, entre autres par vos conseillers consulaires, seront chargés de défendre vos intérêts. En raison de mes expériences politiques, sociales et associatives, je suis très sensible aux conditions de vie des expatrié.e.s , c’est pourquoi j’ai choisi de rejoindre LA liste Engagement écologiste et citoyen en Allemagne du Sud parce qu’elle reprend le mieux les valeurs de l’écologie et de l’égalité sociale. Les compétences et l’engagement de ses membres en font des représentants utiles aux Français d’Allemagne. 

Sylvain Auzoux

Munich, Bavière

En savoir plus sur Sylvain Auzoux

J’habite à Munich depuis 2015, j’y suis venu pour le travail mais aussi pour la qualité de vie, et le climat qui est – encore – supportable par rapport à Toulouse d’où je viens.

Je travaille dans les énergies renouvelables, dans le développement et l´exploitation de centrales photovoltaiques et éoliennes en Europe.

J’ai rejoint le collectif ECAS en 2021, juste après les précédentes élections consulaires qui ont permis à nos deux élu.e.s Audrey et Fred de représenter l’écologie aux conseils consulaires d´ Allemagne du sud.

Je suis très sensibilisé aux problèmes environnementaux, et j’essaye de réduire mon empreinte écologique le plus possible. Je suis aussi animateur de la Fresque du Climat, qui permet de comprendre les causes et les conséquences du dérèglement climatique.

Je suis convaincu que l’engagement à la protection de l environnement doit se faire au niveau personnel, associatif, et politique. 

Armelle Ballian

Tübingen, Bade-Wurtemberg

En savoir plus sur Armelle Ballian

Originaire de Saint-Étienne, après une année Erasmus en 2016 à Fribourg-en-Brisgau, j’ai choisi de rester dans cette ville pour y poursuivre un master en risques naturels. En 2021, j’ai entamé un doctorat en paléoclimatologie à l’institut Senckenberg de Francfort-sur-le-Main. Depuis avril 2025, je suis de retour dans la région du Bade-Wurtemberg, où j’exerce en tant qu’enseignante-chercheuse à l’université de Tübingen, au sein du département « Climatologie et Biosphère ».

Mon intérêt pour la culture et l’histoire allemandes s’est éveillé dès le collège, notamment grâce à plusieurs séjours scolaires. Mon année Erasmus a confirmé cette affinité : j’ai pu m’intégrer pleinement à la vie allemande, me constituer un cercle d’amis et rencontrer mon mari, originaire de Karlsruhe. À travers lui, j’ai approfondi ma compréhension de la culture, de l’histoire et du contexte socio-politique du pays.

J’ai grandi dans une famille très investie dans le milieu socio-culturel, ce qui a façonné ma sensibilité aux questions de société. Mes choix personnels et professionnels m’ont ensuite conduite à m’engager plus fortement dans les enjeux écologiques. Parallèlement, je m’intéresse aux problématiques sociales et sociologiques qui traversent la vie quotidienne, à différentes échelles locales et régionales : économie solidaire, accès à la culture, politiques sociales et féminisme.

Je suis ravie d’avoir trouvé un collectif partageant mes valeurs sociales, écologiques et politiques, de pouvoir échanger dans ma langue maternelle sur des thématiques variées, et de contribuer à la transmission de ces valeurs lors d’évènements francophones.

Laurent Perraut

Bamberg, Bavière

En savoir plus sur Laurent Perraut

C’est en 1990 que je me suis définitivement installé en Allemagne, à Bamberg en Haute-Franconie. Avant cela, j’avais perfectionné mon allemand — ma deuxième langue au lycée — à Freudenstadt, ville jumelée avec ma commune de l’époque, Courbevoie, mais surtout pendant mes études de géographie humaine, grâce à une bourse du DAAD (service d’échange académique allemand) en 1988. L’échange ne resta pas uniquement académique, puisque j’ai rencontré mon épouse lors de ce séjour à l’université de Bamberg. Nous sommes les heureux parents de trois enfants, qui ont désormais pris leur envol dans la vie adulte.

Mon activité professionnelle est en relation directe avec la transition énergétique, puisque je suis chef d’équipe au département informatique de TenneT, qui gère une partie du réseau de transport électrique à très haute tension en Allemagne et relie les champs éoliens de la mer du Nord au continent. Malgré les défis techniques, administratifs et financiers, TenneT investit chaque année plus de 10 milliards d’euros dans cette transition.

En 2021, j’ai profité d’une pause professionnelle pour parcourir une partie du GR34 (sentier côtier breton) à pied. Cette expérience m’a permis de prendre conscience — enfin — de la responsabilité de ma génération face à la situation environnementale et politique actuelle. Quelle terre laisserons-nous à nos enfants ? Les élections législatives de 2024, avec la possible majorité d’un parti d’extrême droite à l’issue du premier tour, m’ont décidé à m’engager au parti Les Écologistes, et par ce biais à l’ECAS.

L’ECAS est pour moi une source d’inspiration, un lieu d’échange, de débat et d’actions concrètes en Allemagne du Sud, avec des personnes bienveillantes et engagées.

Yann Le Bras

Freiburg, Bade-Wurtemberg

En savoir plus sur Yann Le Bras

Après plusieurs séjours enrichissants en Allemagne pendant ma scolarité, j’ai décidé en 2006 de m’installer à Fribourg pour y vivre une expérience en immersion. 20 ans après, grâce à la qualité de vie de la région, j’y habite toujours avec grand plaisir ! Ingénieur de formation, je travaille en Alsace, et je peux conseiller sur les difficultés administratives des travailleurs frontaliers.

La vie associative locale est très importante pour moi. Je suis engagé aux côtés de nombreux bénévoles, à tisser des liens entre les gens, pour rendre la société plus juste, solidaire, et écologique. Un de mes passe-temps favoris est entre autres d’aider les musiciens indépendants à se faire connaître, en organisant des concerts chez les particuliers (Wohnzimmerkonzerte) ou dans des cafés restaurants.

Mais avant tout, mon combat depuis ces dernières années, est de militer pour une consommation locale et responsable. C’est ainsi que je mène des actions de sensibilisation, notamment dans les écoles, au travers d’ateliers « zéro-déchets ». Pour attirer l’attention également sur la pollution plastique, j’organise régulièrement des actions de ramassage de déchets autour des rivières et des forêts.

Mon récent engagement politique chez les écologistes est la suite logique de mon parcours pour soutenir les changements à une échelle décisionnaire. L’intérêt public au long terme comme l’éducation, la santé, l’environnement, les solidarités, etc. doit diriger les mesures politiques. En revanche, ces transformations profondes ne peuvent être initiées sans l’appui et la participation des citoyens. C’est pourquoi voter à toutes les élections est si essentiel au bon fonctionnement de la démocratie, et les représentations locales des Français de l’étranger sont une réelle chance pour tous les Français expatriés ou binationaux de s’exprimer.

Guillaume Fuchs

Franconie, Bavière

En savoir plus sur Guillaume Fuchs

Installé en Allemagne, en Franconie, depuis près de vingt ans, je m’y suis établi à la suite d’un engagement professionnel. Je suis marié à une Allemande et nous avons trois enfants, tous franco-allemands, un lien qui reflète mon attachement profond à l’Europe et au vivre‑ensemble.

Depuis plusieurs années, je m’investis activement dans des initiatives en faveur de la protection de l’environnement et l’écologie. Je collabore notamment avec le collectif ECAS, l’association BUND et l’initiative Time for the Planet. Je suis également facilitateur de La Fresque du Climat, un outil pédagogique reconnu qui permet de mieux comprendre les enjeux climatiques et systémiques.

Parallèlement, je me suis engagé dans l’association FLAM (Français Langue Maternelle) d’Erlangen, où j’exerce la fonction de vice‑président. Ce projet me tient particulièrement à cœur, car il permet aux enfants francophones de maintenir un lien vivant avec leur langue et leur culture de leurs parents.

Mon engagement repose sur des valeurs de justice, d’empathie envers les autres — humains comme les autres espèces — et sur un profond respect de la nature et du vivant.

Magali Turquin

Munich, Bavière

En savoir plus sur Magali Turquin

Vivant à Munich depuis 3 ans, je suis éducatrice de jeunes enfants apres avoir été libraire jeunesse pendant 10 ans. Mon engagement citoyen et écologique se concrétise tous les jours auprès des enfants que j’accompagne : prise de conscience de la rareté de l’eau, respect du vivant, vivre en société, création de potager, d’hôtel à insectes, utilisation d’éléments naturels  pour les activités, observation  de la nature, apprentissage du tri… 

Kellya Clanzig

Karlsruhe, Baden-Wurtemberg

En savoir plus sur Kellya Clanzig

J’habite dans le sud de l’Allemagne depuis 15 ans, d’abord pour mes études à Munich (à la TUM) puis pour le travail à Ingolstadt, Friedrichshafen et enfin, depuis 3 ans à Karlsruhe. 

Professionnellement, Je travaille en tant qu’ingénieure en informatique. Ma spécialité est la programmation embarquée en C/C++. Je travaille depuis quelques années dans une petite entrprise qui développe une solution de sécurité pour les grues porte-container afin d’éviter les incidents.

Engagée en politique écologique en Allemagne comme en France depuis plusieurs années au niveau local, je suis persuadée que la politique est intimement entrelacée avec les autres engagements personnels, qu’ils soient associatifs ou de la vie quotidienne.

Corinne Berg

Laupheim, Bade-Wurtemberg

En savoir plus sur Corinne Berg

L’ allemand a été ma première langue au collège, je l’ai tout de suite aimée pour sa structure très logique. Puis est arrivé rapidement un premier échange scolaire et là, j’ai craqué définitivement pour ce pays et sa culture. J’ai donc poursuivi des études d’allemand pour devenir prof. Les études nous offraient la possibilité de faire un stage d’un an (genre Erasmus) dans un lycée allemand en tant qu’assistante de langue. Cette année – là s’est très bien passée …et 37 ans plus tard, 4 enfants et deux petits enfants, je suis toujours là! Depuis le début, je ne cesse de créer des ponts entre nos deux pays, se découvrir les uns les autres est devenu mon moteur aussi bien familial que professionnel. 

J’habite dans une petite ville de 22.000 habitants dans le Baden-Württemberg , super dynamique dans laquelle j’ai pu réaliser et découvrir de belles choses. Devenir prof (de français, on s’adapte! ) ouvrir une école de langues, faire des expositions (la sculpture et la peinture étant ma deuxième passion ), et faire de la politique locale. 

Ayant été au conseil municipal pendant 3 ans, et même s’il n’est pas toujours facile de se battre pour ses idées, j’y ai puisé une grande expérience de l’échange et de l’action. Écolo depuis toujours (je suis tombée dedans quand j’étais petite…ah oui, je suis bretonne aussi), de parents militants dans le social et dans l’écologie des années 70, j’ai grandi dans un entourage où les valeurs de solidarité, de justice, de liberté et du respect de la nature étaient un but à rechercher et à défendre. 

Depuis décembre 2019, nous avons créé un groupe local des Bündnis 90/Die Grünen. Cette manière de travailler sur des projets écologiques dans le cadre de la parité est ce qui m’a le plus emballé chez les verts et chez nous.  Amener l’écologie au niveau des décisions locales, de rendre notre centre ville aux piétons, aux cyclistes ou aux patineurs n’est pas évident (nous vivons au pays de l’automobile, ne l’oublions pas!), mais cette vision est tellement évidente qu’elle mérite notre engagement de tous les jours. Pour ma part, j’y ai trouvé une belle manière d’apprécier ma ville et ses habitants.

C’est donc avec naturel que j’ai accepté d’être sur la liste Engagement Écologiste et Citoyen en Allemagne du sud, pour échanger (dans ma langue maternelle, enfin!) des idées qui me tiennent à coeur et faire bouger ensemble les choses dans cette belle partie du monde. J’y ai trouvé une équipe jeune, ouverte, pleine d’humour, très bienveillante et engagée. Alors, que demande le peuple? Je suis heureuse de pouvoir partager mes expériences d’adaptation à la vie allemande (faite de hauts et de bas) avec d’autres Français.es installé.e.s ou qui souhaitent s’installer en Allemagne.

Clémentine Daudier

Munich, Bavière

En savoir plus sur Clémentine Daudier

J’habite Munich depuis juillet 2017, où j’ai rejoint mon compagnon. Nous avons un petit garçon qui a la double nationalité et grandit entre trois langues: le français comme langue maternelle, l’allemand comme langue paternelle et l’anglais qui est la langue de communication entre ses parents.

J’ai pour ma part appris l’allemand au collège, comme première langue, et gardé le contact avec la langue de loin en loin après le lycée : cours de conversation, déplacements professionnels et voyages.

Les langues étrangères font partie de ma vie depuis très jeune. J’ai grandi à Paris puis sur une plage de Sierra Leone, où j’ai appris l’anglais et des rudiments de dialectes locaux. La guerre civile nous a poussés à rentrer en France, dans le Gard cette fois. Puis j’ai fait mon lycée à Marseille et ma maîtrise en Langues Etrangères Appliquées (anglais et mandarin, car je me destinais à une carrière diplomatique) à Aix-en-Provence. Après mes études j’ai rejoint ma famille en Afrique, au Ghana, en Côte d’Ivoire puis au Mali. C’est là que j’ai découvert le métier d’enseignante, au détour d’un remplacement au lycée français. Je suis donc revenue en France une fois de plus, pour passer mon CAPES d’anglais, dans la région lyonnaise puis à Angers. Après un poste de stagiaire au Mans, j’ai obtenu mon premier poste de titulaire à La Réunion où je suis restée trois ans. J’ai fait une pause d’un an dans l’ouest de la France, pendant laquelle je me suis installée en tant que traductrice indépendante et professeur d’anglais des affaires en entreprises, avant de faire à nouveau mes valises : direction la Hongrie, où j’ai eu un poste de résidente au lycée français (réseau AEFE) pendant sept ans. J’ai à cette occasion passé un master de Français Langue Etrangère, en prévision d’un potentiel futur déménagement. C’est aussi là que j’ai rencontré mon compagnon, et c’est donc depuis la fin de mon contrat à Budapest que je vis en Allemagne, où la chance a fait que j’ai tout de suite obtenu un remplacement, puis un poste au lycée Jean Renoir.

Précédemment, j’avais participé à Budapest à des actions de soutien aux migrants leur de leur arrivée massive aux portes de l’Europe. Mon engagement en tant qu’enseignante va également dans le sens de la défense de valeurs-clés et tournées vers l’avenir. Cependant le contexte dans lequel nous nous débattons ne fait que renforcer mon sentiment d’urgence à agir, pour plus de respect de l’être humain comme de la planète qui l’accueille. J’ai rejoint le collectif en septembre 2020, et que j’ai choisi de m’engager au côté de personnes qui veulent comme moi défendre et promouvoir des valeurs de solidarité et de respect de notre environnement.